Hongrie

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Investir en Hongrie

La Hongrie attire depuis les années 1990 des investissements directs étrangers substantiels, encouragés par une fiscalité légère, par des aides publiques et par une position centrale en Europe. La part des entreprises à capitaux étrangers dans la valeur ajoutée industrielle figure parmi les plus élevées de l'Union européenne.

Principaux investisseurs

L'Allemagne demeure de loin le premier pays d'origine des capitaux, devant l'Autriche, les Pays-Bas et les Etats-Unis. Les investissements asiatiques ont fortement progressé depuis 2020, portés par les projets coréens et chinois dans la batterie et l'électronique. Ces flux ont déplacé le centre de gravité industriel vers l'est du pays.

Place de la Suisse

La Suisse occupe le cinquième rang des investisseurs étrangers en Hongrie et le septième rang des employeurs étrangers. Environ 900 entreprises suisses y exercent une activité et emploient quelque 29 000 personnes, selon le Département fédéral des affaires étrangères. Les groupes présents relèvent notamment de l'agroalimentaire, de la chimie et de la pharmacie, des matériaux de construction, de l'ingénierie et des services financiers.

Secteurs porteurs

L'automobile et ses équipementiers, la production de batteries, l'électronique, la pharmacie, la logistique et les centres de services partagés concentrent l'essentiel des projets. Les énergies renouvelables, en particulier le solaire, et la rénovation du parc immobilier offrent également des perspectives, soutenues par les programmes européens.

Aides publiques

L'agence nationale de promotion des investissements négocie des subventions à l'emploi, des aides à la formation et des allégements d'impôt liés au développement, dans les limites autorisées par le droit européen des aides d'Etat. Les zones les moins développées bénéficient de plafonds plus élevés. Plusieurs accords stratégiques accordent en outre aux grands investisseurs un accès direct aux ministères.

Main d'oeuvre

Le niveau de formation technique reste solide et le coût du travail inférieur à celui de l'Europe occidentale, mais la pénurie de personnel qualifié constitue la principale contrainte signalée par les investisseurs. Le recours à des travailleurs venus d'Asie et des pays voisins s'est développé pour y répondre. La pratique de l'anglais et de l'allemand est courante dans les fonctions d'encadrement.

Risques et vigilance

Les entreprises étrangères mentionnent l'instabilité réglementaire, les taxes sectorielles décidées à court préavis, la volatilité du forint et les questions de gouvernance dans les marchés publics. Le déblocage des crédits européens annoncé en 2026 et l'adhésion au Parquet européen modifient ce contexte, dont les effets restent à mesurer.