Le marché du travail hongrois se caractérise par un chômage bas, une pénurie de main d'oeuvre persistante et des salaires qui progressent rapidement en valeur nominale tout en restant très inférieurs aux niveaux d'Europe occidentale.
Le taux de chômage s'établissait à 4,6 pour cent en juillet 2026, après un point bas voisin de 4,1 pour cent au début de 2025 et contre 7,8 pour cent en septembre 2021. Le taux d'emploi figure parmi les plus élevés de l'Union européenne, soutenu par un dispositif de travaux d'intérêt public qui occupe une partie des personnes éloignées de l'emploi.
Les entreprises industrielles, la construction, la logistique et l'hôtellerie signalent des difficultés de recrutement durables, aggravées par le déclin démographique et par l'émigration. La soudure, l'usinage, la conduite d'engins et les métiers de la maintenance figurent parmi les plus recherchés. Cette tension nourrit la hausse des rémunérations.
Le salaire brut moyen atteignait 754 700 forints par mois en juin 2026, soit environ 2080 euros au cours de septembre 2026. Le salaire minimum a progressé fortement dans le cadre d'un accord pluriannuel entre le gouvernement, les employeurs et les syndicats, dépassant 900 euros mensuels à la fin de 2026 selon les séries compilées par Trading Economics. Un salaire minimum garanti plus élevé s'applique aux postes qui exigent une qualification.
Le recours à des salariés venus des Philippines, d'Inde, du Vietnam et des pays voisins s'est développé pour combler les besoins de l'industrie. Une réglementation adoptée en 2023 et précisée en 2024 encadre ces recrutements par des quotas et par des listes de professions ouvertes. Les ressortissants étrangers représentaient 7,1 pour cent des résidents en 2024.
La durée légale hebdomadaire s'élève à 40 heures et les congés payés annuels débutent à 20 jours, avec des majorations liées à l'âge et aux enfants. La modification du code du travail adoptée en décembre 2018, qui portait le plafond annuel d'heures supplémentaires de 250 à 400 heures et allongeait le délai de leur paiement, avait provoqué des manifestations et le surnom de loi esclavagiste donné par ses opposants.
Plusieurs centaines de milliers de Hongrois travaillent en Europe occidentale, dont environ 296 000 en Allemagne en 2021 et 107 347 en Autriche en 2024. Ce mouvement, engagé après l'adhésion de 2004, a touché en particulier les professions de santé et les jeunes diplômés. La hausse des salaires intérieurs a ralenti les départs sans les interrompre.